LA SALSA

Le terme Salsa veut dire Sauce en espagnol ou énergie en argot.

La salsa proprement dite naît à New York à la fin des années 60, inventée par les musiciens des Barrios, les quartiers pauvres latinos.

Elle s’enrichit rapidement d’une dimension sociale, sous l’impulsion de Willie Colon qui dévoile l’envers du rêve américain en mettant en paroles la dure réalité du ghetto, ou règne misère, violence et drogue dure. Son ami Ruben Blades impose alors une  « salsa consciente », revendicative et politique.

Des figures de dimension internationale comme Celia Cruz contribuent à asseoir durablement le style.

C’est grâce à son impact mondial, qui déborde le cadre du public latin, que le mot SALSA s’impose comme un terme générique : on appellera SALSA l’ensemble des musiques latines, du boogaloo au mambo en passant par le vieux SON, ou même la récente « latin house ».

Les cubains, après avoir longtemps boudé le terme estimant que les USA recyclaient et usurpaient leur musique, finiront par s’y faire, et le mot SALSA (la sauce) semble aujourd’hui définitivement fixé.

Il faut dire qu’il est idéal, puisqu’il évoque à la fois un mélange, un savoir-faire, une chaleur, une excitation des sens, et ce qui fait que les choses ont du goût … et du piment.

 

LA TIMBA

La Timba (ou Hyper salsa) n’est pas un rythme mais une nouvelle sonorité. Aussi dénommée comme POP CARAIBEEN, avec la base du SON elle naît à Cuba de la main de Manolin  « El médico de la Salsa ».

La Timba se caractérise par la fusion du SON, SALSA, RAP et POP.

 

La danse est totalement libre ; elle se réalise en couple ou de forme individuelle avec des mouvements spasmodiques de tout le corps et des gestes avec les mains que le danseur improvise.

La majorité des groupes cubains actuels (Los VanVan, La Charanga Habanera , NG la Banda , Issac Delgado , …) ont adopté la Timba , l’accompagnant de chorégraphies spectaculaires que réalisent les musiciens et les chanteurs.

  

LE SON

Tout au long du XIXème siècle, se mélangent dans les campagnes de l’Orient de Cuba éléments musicaux hispaniques et africains, enrichis d’une dose de musique française apportés par les vents venus de la proche Haïti. C’est vers la fin du siècle que l’émulsion se stabilise, et se risque timidement dans les rues de Santiago et de la Havane grâce à ses trovadores : le SON est né, et aujourd’hui encore, il est toujours aussi vivant.

Au mélodies espagnoles sont agglutinées des rythmes africains, ou la CLAVE est souveraine. Cette musique se caractérise par l’alternance des couplets et du refrain en forme de question-réponse  entre chanteur principal et chœur, des textes simples et brefs mettant en scène la vie de tous les jours : le SON est poli par les ages et les cultures populaires, indémodable et éternel.

Le SON privilégie les instruments simples et portables, guitares parfois bricolées, percussions légères et faciles à fabriquer.

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